Les hommes véritables

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Les Innus

Les hommes véritables

Avec plus de 15 000 membres, les Innus forment l’une des nations autochtones les plus importantes du Québec. Ils sont répartis dans neuf communautés, sept sur la Côte-Nord, une au Lac Saint-Jean et une dernière près de Schefferville. Leur langue, l’innu-aimun, est un dialecte de la grande famille linguistique algonquienne. Un grand nombre d’entre eux la parlent toujours. Le surnom «Montagnais» leur a été donné en référence au territoire accidenté qu’ils occupent. Eux par contre, se sont toujours considérés comme des Innus, ce qui signifie «hommes véritables».

À l’origine, les Innus forment un peuple nomade, vivant de chasse, de pêche et de cueillette. Ils furent longtemps les seuls habitants d’un immense territoire s’étendant sur plus de 600 kilomètres vers l’intérieur des terres, à partir du littoral nord du fleuve St-Laurent.

Les Innus ne sont pas une nation guerrière. Pendant près de deux siècles, leurs relations avec les Européens sont basées sur le commerce, principalement la traite des fourrures. Cependant, comme cette activité s’accorde mal avec la chasse traditionnelle au caribou, beaucoup d’Innus sacrifient leur mode de vie traditionnel. Cela leur cause de grands ennuis au XIXe siècle, lorsque le piégeage excessif finit par réduire de façon drastique les populations de castors. Sans fourrures à échanger, ils doivent se tourner vers les missions et le gouvernement pour survivre. Parallèlement, l’intensification de la pêche au saumon leur cause un tort énorme, les privant d’une grande partie de leurs territoires de pêche habituels.

Au début du XXe siècle, l’ouverture de chantiers forestiers et miniers sur la Côte-Nord, ainsi que la construction de barrages hydro-électriques ne font rien pour améliorer leur sort. Les Innus se voient couper l’accès à de riches territoires de chasse. Ils n’ont d’autre choix que de se sédentariser pour former les communautés que l’on connaît aujourd’hui.

TRADITIONS CULINAIRES

Nation nomade, les Innus migrent au fil des saisons. L’été, ils pêchent sur les berges du Saint-Laurent, principalement le saumon. L’automne, ils remontent les rivières vers l’intérieur des terres où ils chassent le caribou, un animal unique dans leur culture. Le castor, le phoque, l’ours, l’orignal, le lièvre et la perdrix sont également consommés par les Innus.

PORTRAIT D’UN INNU

Rencontrez l’Innue Louisa Rock, qui enseigne la technique traditionnelle de préparation de la banique à sa petite-fille Marie-Christine. 

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